Jeudi 7 août 2008

C'était mon premier voyage de la sorte, j'ai essayé de faire mes sacs au mieux. Je vais maintenant revenir sur leur contenu, il semble que celà intéresse certains d'entre vous, qui seraient tentés par le même type d'aventure.

  • Vêtements

    Mes principaux critères pour le choix des vêtements furent les suivants: poids, encombrement, vitesse de sèchage et confort. En voici la liste:

 

1 veste imperméable Bien servi par temps froid (pas vu la pluie)
1 pantalon Ok
1 pantalon zippé aux genoux Très pratique pour les treks et les journées avec grands écarts de température
1 short Indispensable en ce qui me concerne
1 jupe-short (un genre de paréo s'accroche au short grâce à des velcros) J'aurais sans doute pu m'en passer
1 polar Indispensable!
1 chemise longues manches (pratique pour se protéger des moustiques le soir s'il fait trop chaud pour mettre un pull) Ok
1 chemise courtes manches A beaucoup servi
1 t-shirt sans manches Ok
3 tops Servent aussi bien par temps chaud que comme couche supplémentaire quand il fait froid ou pour dormir (avec le short)
1 bikini Ok
1 bob Un couvre chef est indispensable
1 paire de gants Ont servi durant le trek
1 paire de bas (à mettre sous le pantalon s'il fait très froid) Auraient pu être bien la nuit où j'ai eu froid... mais j'avais complètement oublié que je les avais
5 paires de chaussettes Ok
Sous-vêtements Ok
Achetés sur place et utilisés là bas: un bonnet péruvien, une écharpe, un pantalon et une chemise
 

  • Trousse de toilette - Hygiène


Shampoing
Brosse à dent
Dentifrice
Produit pour les lentilles
Déo
Rasoir Pas vraiment pu servir... essayer de vous raser avec la chair de poule ou des piqures de moustiques plein les jambes...
Crème hydratante
Savon pour les mains ne nécessitant pas d'eau  Pas mal utilisé
Crème Solaire Indispensable,  fait aussi office de crème hydratante
Crème après soleil Indispensable, fait aussi office de crème hydratante
Cotons tiges
Coupe ongle
2 essuies ultra compacts (un petit et un moyen)  Un plaisir ces essuies de randonnées, vraiment peu volumineux, légers et ultra-absorbants, on est bien plus facilement sec qu'avec un essuie épong

  • Pharmacie
     

 Paludrine (anti-malaria)  Pas allée dans une région à risque donc pas servi
Antibiotique large spectre  Pas servi... mais à avoir!
Antihistaminique Idem
Primpéran Servi à plusieurs reprise
Immodium Pas servi... mais à avoir!
Sédergines ou dafalgans Idem
Désinfectant Idem
Pansements Idem
Compeed (pour les ampoules) Servi suite à ma drôle d'idée de finir le trek en sandales
Enterol (pour l'estomac) Servi un peu au début en prévention... utile? je n'en sais rien, pas possible de comparer la réaction de mon organisme face au même événément avec et sans...
Compresses Pas servi (ouf?)
Sparadrap Pas servi...
Bande élastique Pas servi...
Larmes artificielles Utile quand l'air est sec (surtout pour porteurs de lentilles?)
Micropur (pastilles pour purifier l'eau) Vraiment très pratique, pu boire beaucoup d'eau du robinet grâce à elles
Couverture de survie Pas servi... ouf!
Pochette avec du gel qui se réchauffe Idem
Aspi venin Idem... j'espère n'avoir jamais à m'en servir

  • Sacs
     

Sac à dos 75l Ok
Sac à dos 25l (pour les treks et randonnées) Un peu petit pour les treks, un 35 litre aurait sans doute été mieux adapté
Sac à dos 10l (pour se promener en ville, se range dans un des 2 autres sacs lors des déplacements) Ok
Pochette à mettre sous les vêtements Rassurant et pratique
2 sacs étanches (afin de pouvoir protéger les papiers et appareils électroniques de la pluie et l'humidité) Ok
Sacs plastiques et sachet congélation pour pouvoir emballer des choses séparément, compartimenter...  Ok

  • Couchage

 

Sac de couchage Ok
Sac à viande (permet de gagner 5 degrés dans le sac de couchage ou d'éviter le contact avec des draps douteux) Effectivement bien pratique
Oreiller gonflable Quel confort pour le trek!

 

  • Appareils électriques + accessoires

 

Gsm  + chargeur (vieux gsm qui servira surtout de réveil) Pas capté de réseau... juste servi de réveil
Lampe frontale Très pratique
Appareil photo J'avais un compac (pentax optio s10), très pratique car tient en poche et bonne qualité de photos
Cartes SD Ok
Clé USB A rendu l'âme :s
Eeepc A servi tant que j'avais la clé usb, pour y écrire mes textes hors ligne ou transférer mes photos de la carte SD vers la clé

 

  • Chaussures

 

Chaussures hautes de rando Impeccables, il fallait bien ça pour les treks
Tennis Finalement pas prises
Sandales de marche Très agréables quand on en a marre des chaussures "lourdes"

  • Divers

 

Passeport Ok
Carnet de vaccination Ok
Guide de voyage Déçue par les guides francophones, le lonely par contre est très bien fait
Dictionnaire français-espagnol Ok
Canif Ok
1 ou 2 livres Ok (possibilité d'échante
Carnet de voyage, bic, colle, attache-trombone Ok
Corde à linge Pas servi, il était possible de donner son linge à laver un peu partout
Cadenas Sert à la fois pour fermer les sacs et pour fermer les "coffres" pour les objets de valeurs dans les hôtels
Allumettes Pas servi mais c'est pas la place que ça prend et ça peut être utile
Lunettes Ok
Lunettes de soleil Bon investissement
Papier WC Ok
Bidon/poche à eau Le bidon est un peu embêtant car c'est du volume incompressible mais a l'avantage de garder l'eau plus fraiche que dans la pochette, je buvais l'eau de la poche, le bidon servait à purifier l'eau
Photos d'identité Pas servi mais à avoir

 

par Ange
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Samedi 26 juillet 2008

La vie quotidienne a repris son cours, une semaine de boulot s'est déjà écoulée et j'ai repris jogging et fitness en attendant la reprise du foot.

Le blog n'est pas encore fini, je viens de poster les deux premiers albums photos, que vous trouverez dans les menus de droite. Pour voir une photo en grand, il vous suffit de cliquer dessus.

Quand toutes les photos seront disponibles je rédigerai sans doute encore quelques articles. Je pense notement à un article de feed back sur les bagages, indiquant ce qui a servi ou non, ce qui fut réellement utile et ce qui était superflu, ce qui peut probablement intéresser ceux parmis vous qui seraient tentés par le même genre d'aventure.

Et pour ce qui est des voyages, j'envisage un retour au Pérou l'an prochain afin d'en découvrir la partie Nord ainsi que la forêt Amazonienne....

A suivre...

par Ange
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Samedi 26 juillet 2008
Le 18 juillet au soir j'ai pris un bus de nuit pour me rendre d'Ayacucho à Lima. Cette fois nous en avions pour 9h pour 600km (mon record fut de 24h pour 600km pour aller de Cuzco à Ayacucho). J'ai choisi Cruz del sur, un peu plus chèr que la concurrence, mais aussi beaucoup plus confortable, de quoi passer une nuit correcte, ce qui n'est pas du luxe avec la fatigue que j'accumule.

A 7h, j'arrive à Lima, j'ai réservé la veille un lit en dortoir dans un hôtel pour backpackers du quartier Barranco. Il est convenu qu'ils m'envoient un taxi.

Une fois arrivée à l'hôtel, on m'annonce que le check in n'était qu'à 13h, je ne peux mettre mes bagages dans ma chambre. Je les laisse donc mes affaires dans le cagibi à bagages et après un petit tour sur internet je sors pour aller au rendez vous que j'ai avec Pepe à 9h. Pepe est un Liméen avec qui je suis en contact sur msn depuis quelques mois.

Nous passons une super journée tout les deux, commençant par la visite du centre de Lima et de sa plazza de armas. Ensuite nous visitons un monastère... et ses catacombes.




A midi nous allons chercher à manger à emporter et nous allons manger chez lui. Pour moi c'est papa rellena (genre de beignet de pomme de terre farci avec de la viande) et empenada. Pepe me fait écouter de la musique péruvienne et me donne un cd que j'apprécie.

L'après midi nous allons sur des marchés et puis dans un parc, j'ai envie de goûter tout ce que je ne connais pas encore.... et finalement, par le plus grand hasard, dans le parc, nous tombons sur un salon en plein air, du même genre que le salon valériane à Namur, un salon qui vise à promouvoir l'alimentation locale et bio. Nous nous régalons de tout ces aliments à déguster tout en riant de bon coeur.




Pepe me ramène pour 19h à Barranco... où j'ai un autre rendez-vous, avec Marco d'hospitality club cette fois. Après une bonne journée, j'enchaine sur une soirée tout aussi bonne. Nous allons boire un verre puis souper et à nouveau boire un verre (une tisane, tout ce que nous pouvons encore avaler après un repas trop copieux, en espérant que ça aide à digérer). Nous discutons jusqu'à 1h du matin et puis, épuisée, je rentre à l'hôtel pour ma dernière nuit péruvienne.

Le 20 je me réveille pas en forme du tout, mon système digestif décide d'en faire des siennes (est ce le trop de nourriture, le méga jus de papaie bu la veille et semble-t-il coupé à l'eau, la fatigue ou une combinaison de plusieurs facteurs?) et je me sens vraiment fatiguée. Je passe les quelques heures qu'il me reste à organiser mes bagages pour l'avion et à errer du côté de la place de Barranco. A 16h30 le taxi m'emmène à l'aéroport, mon vol est à 20h.

J'ai un peu peur que mes bagages ne soient trop lourds. Je pose d'abord mon sac à dos 75l sur la balance qui indique alors 7kg, pas de soucis jusque là... mais c'est l'autre sac qui m'inquiète. Une fois les deux sacs sur la balance, celle ci affiche 19kg, ouf ça passe (on a droit à 23kg). J'ai encore au moins 5kg en bagage à main, j'en ai acheté des choses!

Une fois passée au scanner je vais au free tax, je désire ramener une bouteille de pisco. Je ne suis malheureusement pas au courant d'une règle, on peut bel et bien monter dans l'avion avec ce que l'on a acheté dans un free tax mais en cas de transit en Europe, tout liquide acheté dans un free tax non européen doit être détruit ou remis en soute...

J'arrive à Paris le 21 vers 19h, j'essaie de me dépêcher pour avoir le thalys de 20h25 mais c'est trop juste, je dois donc attendre celui de 22h. Je me rends tant bien que mal jusqu'à un café, chargée d'environ 25kg de bagage, dont la plus grosse partie se trouve dans un immense sac à carreau, en plastique, que j'ai acheté sur un marché (on en voit parfois du même genre chez nous).

J'arrive à Bruxelles midi à 23h30. Ma marraine et mon oncle (que je tiens à vivement remercier pour leur aide dans la préparation (pour les vaccinations), le gardiennage de ma voiture et les trajets vers la gare) m'attendent à la gare. Ils m'y ont amené ma voiture et du pain avec tout ce qu'il faut pour mettre dessus. A minuit trente je franchis la porte de mon appartement, il ne me reste que quelques heures pour réinvestir les lieux et me reposer un peu avant de réattaquer le boulot....
par Ange
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Samedi 19 juillet 2008

Pour ce dernier jour à Ayacucho, je n'ai rien prévu de particulier. Je commence, après une bonne grasse mat' jusque 9h, par aller me ballader dans le quartier de Santa Ana. Il s'agit du quartier des artisants. Ils sont tisserands ou tailleurs mais vendent aussi des céramiques faites à Quinua.

En chemin, avant d'arriver dans ce quartier, je rentre dans divers marchés couverts, je redécouvre les "vrais marchés locaux" dans cette ville beaucoup moins touristique (j'avais déjà eu l'occasion d'aller dans un marché de la région d'Ica le premier jour). On y trouve vraiment de tout. J'observe des fruits et légumes que je ne connais pas,  le coin des viandes et fromage me dégoutte un peu. L'odeur y est forte et les viandes sont à l'air, sans réfrigération. Les passages entre les stands sont, par endroit, très étroits.

La quartier est très très calme. On n'y croise peu de monde et un enfant me regardera me tartiner de crème solaire avec beaucoup de curiosité, une vieille dame passe et me tape affectueusement sur l'épaule en disant "gringa"... et oui à Ayacucho j'entends de plus en plus ce terme, mais pas dans un sens négatif forcément. Des agents de police passent dans une voiture et je suis saluée avec entrain d'un grand "hola" suivi d'un "muy guapa" (ça fait toujours plaisir).




Arrivée sur la place je suis accueillie par des tas de "gringas" poussés par des jeunes, c'est l'heure de la récréation pour eux. Je me rends ensuite dans une boutique d'artisanat et le vendeur, Alexander, commence à discuter (en espagnol, je fais de gros progrès). Après quelque temps, il décidera de me montrer la partie "musée" de la boutique. J'y vois des tapis tissés par sa famille. Ils sont tisserands de père en fils. Il m'explique de quelles cultures (inca ou préinca) viennent les symboles, me montre les livres d'où ils les recopient, me montre comment ils filent la laine. Ils filent eux-même une partie de la lainer d'Alpaga et achètent le reste. J'apprends aussi que toutes les couleurs sont naturelles et je peux voir à partir de quoi chaque couleur est obtenue.

Nous montons ensuite à l'atelier où je vois un des membres de sa famille à l'ouvrage et je peux prendre quelques photos, le tout gratuitement, il ne cherche pas spécialement à me vendre quoique ce soit. Il me questionne aussi sur la Belgique, les différences, ce qui me plait au Pérou,...




Avant de partir j'achète quand même deux petites céramiques qui me plaisent bien et il me donne un porte-clé. Un grande céramique me plaisait beaucoup aussi mais avec l'avion ce n'est pas pratique, il me propose alors de la prendre en photo. Nous échangeons nos adresses e-mail, je lui enverrai les photos au retour.




Après midi je retourne me ballader au marché artisanal qui se situe de l'autre côté de la ville... et faire des achats.

La fin de ma journée va vous sembler assez incroyable: sur le chemin du retour à l'hôtel, où je dois aller rechercher mes bagages avant d'aller prendre le bus pour Lima, je m'assieds dans un café pour manger une glace. Là, peu avant que je ne parte, un homme m'adresse la parole. Nous n'avons encore échangé que quelques mots qu'il se lève pour payer... et paie pour moi aussi. Je me lève aussi et nous marchons en discutant. Tout d'un coup il me dit qu'il a acheté un masque utilisé dans les danses traditonnelles du coin et qu'il veut me l'offrir pour que je le ramène dans mon pays. Je dis que je ne peux accepter mais il insiste. Je finis par le suivre jusqu'à son hôtel, tout en restant sur mes gardes, cette générosité gratuite envers une étrangère ne cadre pas trop avec les habitudes de chez nous. En chemin, déjà, il me donne un bracelet brésilien. Dans le noir je ne vois pas les couleurs mais, je remarque plus tard que, pur hasard, il est noir-jaune-rouge. Arrivés à l'hôtel nous montons chercher le masque et faisont demi tour aussitôt pour aller jusqu'à mon hôtel. En chemin on s'arrête devant un étal où des boissons sont vendues, il me demande si j'y ai déjà goûté. Je réponds que non et nous voilà à demander deux verres de ce breuvage dont je n'ai pas compris le nom. J'essaie de payer pour nous deux... mais impossible, c'est lui qui paie. Nous buvons en discutant. La boisson est chaude et gélatineuse, l'aspect est étrange mais c'est bon. Il me donne encore un cd qu'il a gravé avec de la musique péruvienne et nous repartons. Il me laissera devant la porte de mon hôtel.




Je prends ensuite un taxi (avec tout ce que j'ai acheté ça ne devient plus possible de me déplacer à pieds avec toutes mes affaires... je crains de devoir payer un supplément à l'aéroport) pour me rendre aux bureaux de Cruz del sur, la compagnie sur laquelle j'ai réservé mon trajet Ayacucho-Lima. J'ai pris un siège semi-cama, qui s'incline à 45 degrés, avec partie pour reposer les jambes, aussi inclinée à 45 degrés. La distance est la même que pour faire Cuzco-Ayacucho, c'est-à-dire 600km mais cette fois nous l'effectuons en 9h et non plus en 2 trajets de 10h.

Je suis donc maintenant à Lima.... suite au prochain épisode

par Ange
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Jeudi 17 juillet 2008

Ayacucho est une petite ville beaucoup plus calme que toutes celles dans lesquelles j'ai logé jusqu'à présent. Il y fait vraiment bon vivre. Il y a moins de touristes et, de ce fait, les rapports à la population y sont différents.

Je dors aussi beaucoup mieux. J'ai enfin un matelas correct, à Cuzco il était beaucoup trop dur, je me réveillais en ayant mal et devant me retourner, et il n'y a pas autant de bruit le matin, je ne me réveille donc pas à 5h.





ici sur la place, pas de vendeurs "harcelants" les touristes qui ne demandent qu'à profiter de 5 minutes de calme sur un banc. Je me fais aussi aborder aussi mais par des gens qui sont curieux. On me demande d'où je viens, si le Pérou me plait, si c'est fort différent chez moi, ce que j'ai vu au Pérou...




Hier un monsieur m'a accompagnée pendant tout un temps, il voulait me montrer des tas de choses, il m'a emmenée écouter un de ses amis 5 minutes à l'école de musique et m'a offert une "gélatine" dans la rue.




Après je me suis balladée, m'éloignant un peu du centre. La ville est vraiment agréable!




Après midi j'ai fait une belle sieste de plus de 2h, ça fait un bien fou, et au soir je suis allée me ballader du côté du marché artisanal, là aussi c'est bien différent, je me sens beaucoup plus tranquille, je peux regarder sans qu'on ne commence à insister sur tout les articles qu'ils ont à vendre. ça me convient beaucoup mieux, je peux flâner à mon aise.



Aujourd'hui je suis allée voir les ruines Wari et le village de Quinua, qui se situent à 22 et 32km de Ayacucho, j'y suis allée en combi, je remarque que je comprends de plus en plus ce qu'on m'explique et que je peux de plus en plus m'exprimer en espagnol même s'il y a encore énormément de boulot.
Les ruines se trouvent dans une région aride, il y a des cactus à perte de vue. J'ai aussi découvert de belles grosses araignées.








A wari, en attendant le combi pour aller à Quinua, j'ai eu l'occasion de gouter une "tuna", il s'agit du fruit que l'on trouve sur les cactus "plats". C'est agréable, bien sucré.

Ce midi, j'ai mangé sur le marché. Des pommes de terres mélangées avec des épinards et du mais. On est servi dans une assiette, on s'installe donc à l'étal pour manger. J'y ai encore fait la causette avec les dames très curieuses de cet étal. J'y ai aussi eu un très jeune admirateur, un pti bonhomme de 3 ans. Là aussi, je vois bien la différence avec les lieux beaucoup plus touristiques où les enfants ont l'habitude de voir des "gringos" et réclament bonbons ou argent.

Je suis ensuite allée me ballader dans le village très tranquille. Quinua est réputé pour ses céramiques, j'y ai fait des achats, j'espère qu'elles survivront au trajet en avion. J'ai aussi fait la causette avec quelques hommes sur la place, les gens sont vraiment agréable ici, j'ai l'impression d'avoir complètement perdu mon statut de "portefeuille sur pattes" que j'avais dans le centre de Cuzco. Ici je suis quelqu'un d'"exotique", ils sont curieux simplement.






Avant de rentrer j'ai acheté du jus, une bouteille de chicha morada (jus à base de mais et de fruits il me semble) et une autre d'un fruit dont je n'ai pas retenu le nom, il me semble que c'est un fruit que j'ai goûté durant le trek mais sans certitude. Je prends de plus en plus de "risques" alimentaires (les jus ont peut être été coupé à l'eau)... j'espère que ça va continuer à bien se passer.




J'avais au départ prévu de quitter Ayacucho ce soir et de passer 2 jours à Lima... finalement je vais rester un jour de plus, il fait si bon vivre ici et je n'aurai donc qu'un jour à Lima.

Le climat est délicieux. Je ne pense pas qu'il fasse plus chaud qu'à Cuzco la journée, il fait donc juste bon pour se promener en short et top. La grande différence est qu'il n'y a pas de gros écarts de température entre la journée et la nuit. Je suis encore en t-shirt à 22h et je ne me réveille plus en ayant froid (et je n'ai plus besoin de polar pour dormir).

Le coût de la vie est aussi plus bas ici, ainsi que le coût de l'artisanat. Je vois la différence avec ce que j'ai déjà acheté.

par Ange
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Mercredi 16 juillet 2008

Me voilà maintenant à Ayacucho avec un peu d'avance sur le programme.

J'ai bien essayé le çui le 13 au soir comme annoncé. Ce n'est pas mauvais mais rien d'extraordinaire (et rien qui, selon moi, justifie que ce soit en général le plat le plus cher de la carte (juqu'à 50 soles). Pour ceux qui n'aiment pas chipoter, il vaut mieux s'abstenir!

Le 14 au matin, j'ai commencé par me rendre au terminal des bus. Il était hors de mon plan donc je ne connaissais pas la distance exacte et j'ai dû régulièrement demander mon chemin une fois que j'étais hors du plan. J'ai réservé ma place pour le bus de 19h10 en direction de Andahuaylas. On m'annonce 10h de trajet.






J'ai pris un taxi pour revenir vers le centre afin de gagner du temps. Arrivée à la cathédrale, j'y vois des manifestation, des tas de policiers, je ne sais pas trop ce qui se passe mais le petit futé m'annonce que l'entrée se fait sur le côté droit. Je vérifie plusieurs fois avec le nom de la rue indiquée... c'est bien du côté où je me trouve et c'est fermé alors que normalement je suis là dans les heures d'ouvertures. Du coup je vais me ballader dans le quartier San Blas. Je finis par tomber par hasard sur la rue du musée Inca recommandé dans le guide (vraiment leurs plans c'est pas ça, le lonely me manque). Il me faudra 2h pour la visite du musée, je suis d'accord avec eux sur ce point, le musée vaut la peine! Il retrace l'histoire des civilisations pré-inca et inca jusqu'à la conquête par les Espagnols. On y voit énormément d'objets de chaque culture.





Après-midi, je suis de nouveau sur la Plazza de armas... et je me rends compte que l'entrée se fait en fait de l'autre côté de la cathédrale... le guide n'est probablement pas à jour. Je pensais que la visite irait très vite mai on reçoit des audioguides à l'entrée. Super! Les explications sont bien faites et en français, aucun effort à faire pour comprendre cette fois. La cathédrale est impressionnante et c'est très intéressant de voir le influences incas dans les représentations religieuses, notement le çuy présent à table sur le tableau de la dernière cène ou les lamas remplaçant les chameaux lors de l'attaque de Madrid par les Maures. J'en ai donc eu pour une bonne heure de visite intéressante.







Après la visite je rentre à l'hôtel chercher mes bagages et je pars au terminal de bus... ça y est, je quitte Cuzco.





Le bus est confortable, on nous apporte une infusion de camomille et des biscuits... je m'en réjouis... dans un premier temps. La route a beau être goudronnée, on est ballotés dans tous les sens. Je n'ai jamais été aussi ballotée dans aucun transport. Je dois tenir avec mes jambes mon sac à dos posé à mes pieds sinon il se taille. J'ai dû aller à la toilette... il est extrêmement difficile de tenir debout même en se tenant des deux mains au dossiers des sièges et assise à ma place, j'ai tendance à bouger sur mon siège. Je crois que je comprends pourquoi on nous a donné un petit sac plastique à chacun avant le départ. En prime l'aération est coupée et toutes les fenêtres fermées... je comprends moins pourquoi on nous a donné une couverture, il fait étouffant, la mienne me servira d'oreiller. Bref, pendant la première moitié de la nuit je me sens mal, impossible de dormir, je prends deux primpéran et je prie mon estomac de s'endormir gentiment.

Je finirai par dormir plus tard dans la nuit quand les cahots se feront moins nombreux. L'arrivée était prévue à 5h. On arrive finalement à 3h45. On peut rester dans le bus mais je ne sais pas combien de temps donc je ne dors qu'à moitié et je suis crevée par ma nuit agitée et la fatigue déjà accumulée les jours précédents. Je ne suis plus très motivée pour aller me ballader toute la journée et reprendre le bus du soir en direction d'Ayacucho, je me dis que si le trajet est du même style, en étant encore plus fatiguée, je vais être malade. Je veux juste me reposer. J'ai deux solutions, faire le trajet aujourd'hui de jour ou rester une nuit sur place. J'opte pour la première solution, je ne verrai pas Andahuaylas mais il parait que les payages sur la route valent vraiment le coup d'oeil.

Je prends donc le bus de 6h30 pour Ayacucho. On m'annonce qu'on arrivera à 17h et qu'il s'agit d'un bus sans toilettes. Ce trajet est moins agité, on fait beaucoup de piste mais il semble que le conducteur soit plus lent (l'autre avait quand même gagné 1h15 sur un trajet de 10h!). La route n'est pas simple pour autant, ça tourne tout le temps, on fait de la piste et régulièrement on doit reculer pour pouvoir croiser un autre véhicule. On aura même à un moment un problème de cable électrique trop bas. Un des conducteurs devra, à l'aide d'un bout de bois, le maintenir suffisement haut pour que le bus puisse passer.  

Je commence par dormir avec grand plaisir, quel bonheur. Vers 10h, on arrive à un passage difficile, les conducteurs doivent descendre et retirer des pierres par endroit. On descend du bus et on va l'attendre après le passage, ça nous fait 20 bonnes minutes de pause et je retrouve les toilettes faites seulement d'un trou dans le sol. Plus loin, vers 11h, on s'arrête pour laisser monter dans le bus des vendeurs qui nous proposent des pommes de terre ou du mais avec du fromage. J'opte pour pommes de terre avec fromage, pour 1 sole je reçois un sachet plastique contenant des pommes de terre violettes et 2 morceau de fromage (en fait un truc qui a l'aspect du fromage et un goût salé). Il faut éplucher les pommes de terre avec les mains avant de les manger.

Ensuite j'admire le paysage, effectivement magnifique, toujours les montagnes, à un moment un cours d'eau tantôt bleu, tantôt vert, semblant peu profond et se divisant et réunissant. Les rives sont grises. Un plaisir pour les yeux. Je discute en même temps avec mon voisin qui ne parle que l'espagnol, c'est pas tout à fait au point mais je progresse. Il me montre les cannes à sucre, les arbres à papaye...
Pour une fois, ouf, je ne me fais pas draguer, comme j'en ai l'habitude dans les bus dès qu'un péruvien est assis à côté de moi. Il vient voir son fils de 16 ans qui étudie à Ayacucho.






On traverse aussi aujourd'hui des régions très sèches. Après avoir vu des montagnes vertes, grises ou enneigées, pour la première fois depuis je début du voyage, je vois des montagnes rouges et à nouveau, comme dans le canyon, beaucoup de cactus.






Vers 14h on fait un nouvel arrêt, on a 20 minutes pour aller aux toilettes et manger. Des femmes assises par terre dans la rue vendent des repas chaud et des fruits. Pour 2 soles j'ai du riz et un mélande de pommes de terre et petits pois. Ce n'est pas de la grande gastronome mais c'est tout à fait correct. A cet arrêt je deviens un peu l'attraction, on me demande d'où je viens, quel est mon parcours au Pérou, si je voyage seule, si ça me plait... Il faut dire que je suis encore la seule blanche dans le bus et qu'on s'est arrêté dans un petit village.

Finalement nous arriverons à Ayacucho à 19h, avec 2h de retard. Je prends un moto taxi pour aller à l'hôtel repéré dans le petit futé... mais celui ci est complet. Je me décide donc pour le suivant dans le guide, annoncé à 35 soles la nuit, le maximum que j'ai payé pour l'instant est de 20 soles...
J'y vais à pied, en me débrouillant comme je peux avec le mini plan que j'ai sur un prospectus d'information touristique. Le petit futé ne contient même pas de plan de la ville.

J'apprécie déjà le fait qu'il fasse bon, je suis en t-shirt alors que jusqu'à présent je ressortais le pull vers 16-17h et le manteau et écharpe avant 19h. En prime je suis complètement à l'aise malgré mon gros sac sur l os, l'autre sur le ventre et un troisième, nouveau, à la main, personne ne se soucie de moi.

Arrivée à l'hôtel, j'ai la bonne surprise de voir qu'un chambre simple avec salle de bain commune ne coûte que 16 soles, petit déjeuner inclus. Par contre il n'y a pas internet, contrairement à ce qui est annoncé dans le guide... vraiment pas fiable! Je prends possession de ma chambre et je reçois un plan très bien fait de la ville, sur lequel sont même indiquées les différentes compagnies de bus et l'endroit où prendre le bus pour aller aux ruines wari qui se trouvent à 25-30 km. Le guide en parlait mais sans donner l'adresse.

Le centre est calme, la plazza de armas est paisible, pas de vendeurs ambulants venant me proposer quelque chose toute les 10 minutes, peu de voiture, la traversée des rues ne fut pas un sport ce soir. J'apprécie ce calme et la chaleur qu'il fait encore à cette heure. Je pense que je vais me plaire ici. Mon hôtel a l'air calme aussi, j'espère que c'est bien le cas. A Cuzco j'entendais souvent encore du bruit après minuit et déjà vers 5h du matin.

par Ange
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Lundi 14 juillet 2008

Commençons par un petit retour en arrière, je n'ai pas encore raconté la soirée d'hier. Je suis allée comme prévu au spectacle de danses folkloriques compris dans le boleto mais je n'y ai pas retrouvé Carine, la fille rencontrée l'après midi. Il y avait beaucoup de monde dans la salle. Le spectacle était sympa, il y avait des danses de diverses régions du Pérou.

Ce matin il y a encore eu pas mal de bruit à l'auberge, donc je me suis réveillée à de multiples reprises à partir de 5h30 (j'avais été dormir à 22h). ça aurait dû me convenir vu que je comptais partir tôt pour la vallée sacrée... mais je n'ai toujours pas récupéré (je ne m'en suis pas vraiment donné le temps non plus). Je me lève donc finalement vers 8h.

Je découvre en me levant que les douleurs que j'ai ressenties pendant la nuit sont dues à des coups de soleil, j'avais relaché ma vigilance depuis la fin du trek car j'en avais ras le bol de passer la journée à me tartiner de crème solaire et de répulsif pour les moustiques, la journée d'hier à parcourir les sites archéologiques en plein soleil m'a donc valut des coups de soleil.

Ce matin, je vous dit pas le bonheur sous la douche, ça doit vous paraitre tout à fait normal d'ouvrir le robinet et d'avoir de l'eau chaude... mais pour moi de ces temps ci c'est assez exeptionnel. Je pense que j'ai pris ma 3ème douche vraiment chaude en 3 semaines! Les autres étaient tiédasses et 2 fois j'ai pris une douche vraiment froide (sans compter les jours sans se laver). Je suis ensuite aller porter quelques vêtements à laver.

Peu après 9h j'arrive au terminus des bus pour Pisac. Je ne suis pas la seule à avoir choisi le jour du marché pour m'y rendre et la file pour les tickets est énorme. Par chance, juste à côté de moi, un monsieur revend 2 places assises dans le bus qui s'apprête à partir, je suis au bon endroit au bon moment et je saisis l'opportunité.

A 10h15 j'arrive à Pisac et vers 10h30, après avoir partagé un taxi avec 2 autres personnes, je suis à l'entrée des ruines de la citadelle inca Pisac. Le site est vraiment très vaste et la vue sur la vallée est superbe. Je commence la ballade. A nouveau j'ai tendance à aller vers le haut tout le temps, il semble que je ne prenne pas toujours un itinéraire vraiment prévu... je finirai par battre avec des plantes agressives pour redescendre retrouver le chemin principal (je suis en short comme souvent et je n'apprécie guère les épines). Au bout d'une bonne heure de visite je me rends compte que je n'ai plus mon lonely planet, c'est ma première grosse perte (après les photos mais ce n'est pas pareil, la clé usb je l'ai toujours, ce n'est pas une perte "physique"). Jusqu'à présent je n'avais perdu que mon beurre de cacao presque vide. J'ai donc fait demi tour pour essayer de remettre la main dessus. Je suppose que je l'ai laissé à un des arrêts que j'ai fait pour enlever des vêtements en trop ou mettre de la crème solaire. Il m'a fallut une heure pour aller voir au différentes places mais je n'ai pas pu le retrouver. Heureusement que mon corps commence à bien comprendre qui est le chef et à me suivre où je décide parce que j'ai marché à un bon rythme sur ce terrain qui est tout sauf plat et à une heure où le soleil tape. J'ai perdu mon boleto turistico par la même occasion vu qu'il était dans le guide. Du coup je fais l'impasse sur Ollantaytambo, où j'avais prévu d'aller après midi. Pour le reste ce n'est pas si grave, j'ai vu tout les autres sites, seuls 3 musées étaient encore dans le boleto et un seul vaut vraiment la peine parait il. J'essaierai d'aller voir celui là quand même, je ne sais pas combien il coûte sans boleto. Ce qui est surtout domage c'est que je ne saurai pas le garder en souvenir.







Jusqu'ici je me suis dit que peut être qu'avoir pris 2 guides avec moi était inutile, je n'utilisais finalement que le lonely mais maintenant je suis contente d'avoir quand même mon petit futé (même si ma prochaine étape ne figure même pas dedans).






J'ai continué ensuite la visite. Pas de chance, mon retour en arrière m'a fait arriver à la partie qui, je pense, est celle des temples, là où il y a les murs incas les mieux conservés, au même moment que les groupes venant avec un tour organisé, c'était donc noir (ou plutôt très coloré) de monde. J'ai prévu de redescendre à Pisaq à pied. Il y a un chemin de 3-4km à suivre pour y aller. Il parait que tous les chemins mènent à Rome... mais une chose est sûre, tous les caminatas ne mènent pas à Pisaq. Après avoir trouvé une première flèche indiquant Pisaq, j'ai fini par me retrouver dans une impasse. J'ai donc rebroussé chemin, tout en essayant d'aller vers le bas et en direction de la route de sortie. J'ai fini, dans une autre partie des ruines que je n'avais pas visitée par trouver une nouvelle flèche indiquant le village. La descente fut agréable, tout les jours je vois de superbes paysages. Vers 13h30 j'arrive en bas. ça fait déjà 3h que je marche et je n'ai mangé que quelques biscuits au matin, la faim commence à se faire sentir. 






Le marché commence à la fin du sentier, me voilà donc assaillie par les vendeurs, à passer mon temps à dire "no gracias" et à négocier si je vois quelque chose qui me plait. Je pensais manger quelque chose sur le marché mais quand j'arrive sur la place à 14h30 je suis affamée et je n'ai toujours rien vu à manger. Je me dirige vers le premier restaurant que je vois, qui se trouve être un restaurant qui était recommandé par le lonely planet (j'en avais lu le nom la veille). Pour 5 euros je mange une lasagne végétarienne accompagnée d'un jus de fruit (banane, papaye et ananas) puis un cheesecake au chocolat avec un maté de coca. Le tout est excellent.





Je quitte le restaurant vers 16h et je fais encore un petit tour sur le marché. J'ai enfin trouvé un poncho qui m'a tapé dans l'oeil, une bonne chose de faite, je commençais à penser que je n'allais pas en acheter. J'ai trouvé aussi la partie plus "locale" du marché, là où on vend la nourriture. J'en ai profité pour me racheter des grenades (enfin je suppose que c'est la traduction de "grenadillas" en français). Quand je vois comment sont exposés les viandes et poissons sur les marchés... il vaut mieux ne pas y penser quand on mange.






J'ai ensuite testé 1h de bus debout dans un bus bondé. Un minibus "pour touristes" me proposait le trajet pour  5 soles... mais sans réfléchir j'ai foncé vers le bus local. Je ne pense pas vous avoir déjà donné d'explications sur le fonctionnement des places dans ce genre de bus. Les premiers achètent des places avec une numéro de siège et quand il n'y a plus de places assises ils continuent de remplir le bus. Ici on était vraiment entassés, être plus serrés que ça aurait été difficile. Je suis une des dernières à être rentrée, au départ j'étais en équilibre précaire sur les marches. A nouveau j'étais la seule "palote" du bus. 

J'ai donc encore marché environ 6 heures aujourd'hui et passé 2h (dont 1 debout) dans des bus... toujours pas une journée reposante.

Ce soir je vais aller voir si je peux aller goûter le "cui" (cochon d'inde), sinon ce sera pour demain.

Demain je fais la visite de Cuzco, jusqu'à présent je n'avais fait que m'y ballader. Je vais aller voir la cathédrale, peut être quelques musées et la fameuse pierre à 12 faces. Au soir normalement je pars pour Andahuaylas mais je ne connais pas encore les horaires de bus, j'irai jusqu'au terminal demain matin, y aller de nuit à pied n'est pas une bonne idée.

Je compte passer la journée là et puis reprendre le bus de nuit pour Ayacucho, où je devrais passer la journée du 16 et celle du 17. Je ne sais pas encore quand j'accèderai à nouveau à internet... donc pas de nouvelles ne veut pas dire mauvaises nouvelles.

Je me rends compte qu'il ne me reste que 6 jours complets au Pérou, mon vol étant le 20... ça passe trop vite. Je me sens tout à fait bien ici. Je suis maintenant vraiment comme un poisson dans l'eau, je comprends pas mal de choses, je peux me faire comprendre pour ce qui est des discussions très basiques et je n'ai aucun mal avec les transports locaux, je me ballade un peu partout sans sentiment d'insécurité, mon organisme est acclimaté à l'altidude et je n'ai plus peur des glaces et des jus de fruits (j'évite quand même les glaces qui sont restées toute la journée sur un marché dans un frigo box évidement)... J'aime ce pays avec ses paysages magnifiques, ses montagnes, ses superbes plazza, ses gens souriants, un ciel bleu quasiment en permanence...

par Ange
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Dimanche 13 juillet 2008
Ce matin, à nouveau une grasse matinée. Je me réveille plusieurs fois à partir de 5h30 mais pas la forme à ce moment, je suis fatiguée, je pense à tout ce que je veux encore voir... et à toute l'énergie qu'il me faut. Mes compagnons du trek me manquent aussi, Anderson, le dernier présent à Cuzco, avait un vol pour Lima aujourd'hui matin. On a vraiment passé de bons moments tous ensemble. Quatre d'entre nous seront déjà de retour dans leur pays lundi.

A 9h je finis par être d'humeur à me lever et à attaquer une nouvelle journée de marche. Effecivement, j'ai prévu aujourd'hui de visiter les 4 sites archéologiques proches de Cuzco. Je me rends donc au terminus des bus en direction de Pisac, situé déjà à 1km de l'hotel. Le bus pour Pisac me dépose à Tambomachay, à 8km de Cuzco et 3700m d'altitude (400 de plus que Cuzco). Je vais faire les quatre sites à pied, en redescendant vers Cuzco. Tambomachay est appelé aussi "bain de l'Inca", une hypothèse est que ce site servait pour un culte inca de l'eau. Les fontaines y fonctionnent toujours.





Je me rends ensuite à Pukapukara qui a probablement été un pavillon de chasse,  un poste de garde et une halte pour les voyageurs.



Le troisième site est Q'enko, lieu qui fût utilisé pour faire des sacrifices rituels.






Le dernier, et le plus grand des sites est celui de Saqsaywaman. Il fut important à la fois sur le plan religieux et sur le plan militaire. Cuzco a été construite en forme de Puma par le 9ème inca, Pachacutec. Ce site en est la tête et les murs incas en zigzag de la forteresse en constituent les dents. Les espagnols ayant utilisés les pierres du site pour batir des bâtiments à Cuzco après la conquête, il n'en reste que les blocs les plus lourds. Ce site a été le théâtre de l'une des plus terribles batailles de la conquête espagnole.






Je suppose qu'il est inutile de préciser que tout au long de la journée je suis dans des paysages bien agréables. Je profite de vues sur les montagnes environnantes. Et depuis Saqsayman j'ai une belle vue sur Cuzco et ses environs.







Je me rends compte de là que le jour où je suis montée bien haut dans le quartier San Blas, ne m'arrêtant que lorsqu'il n'y avait plus d'habitation, j'étais en fait tout proche du site de Q'enko. Il m'aurait en fait suffit d'aller voir ce qui se trouvait de l'autre côté des arbres.




Au retour je mange un épi de mais vendus sur un étal en rue. Les grains font au moins 4 fois la taille de ceux que l'on trouve chez nous. Il y a des tas de variété de mais au Pérou.

Comme je suis de retour à Cuzco à 16h, j'en profite pour prendre de l'avance sur ma journée de lundi qui sera consacrée, normalement, aux visites des musées, églises et autres sites de Cuzco, la plupart fermant à 17h. J'ai choisi un des musées du "boleto turistico" (billet nécessaire pour l'entrée dans certains musées, sites archéologiques et villages de la vallée sacrée, notement les 4 sites que j'ai visité ce matin ainsi que Chinchero et Moray où je suis allée hier). J'ai donc été voir le musée historique régional. J'y ai rencontré une liméenne (habitante de Lima), qui elle aussi, voyage seule. On va probablement se retrouver ce soir au "centro qosqo de arte nativo danzas folkloricas", dont l'entrée est aussi comprise dans le boleto turistico et qui est ouvert de 18h30 à 20h. On peut y assister à des spectacles de danses folkloriques... il est d'ailleurs temps que j'y aille!


par Ange
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Dimanche 13 juillet 2008

Je me réveille à 8h et je me prépare très doucement pour partir à Moray. Ce n'est que 2 heures plus tard que je serai finalement dans le bus à destination d'Urumbamba, dans la vallée sacrée et qui me déposera en chemin.

Il me dépose, après 50 minutes de route, je pense, à l'embranchement de la route pour Maras, Maras se trouve à 3km et Moray à 11. J'avais prévu de prendre un collectivo pour Maras et de poursuivre ensuite à pied mais 3 autres passagers descendent en même temps que moi et proposent de partager un taxi qui nous emmène à Moray pour 4 soles chacun.





Arrivés à Maras, on s'arrête... le chauffeur est à la recherche de carburant, il n'y en a pas là où il demande, il fait donc demi tour. Plus tard je m'apercevrai qu'il semble que le réservoir soit en fait une bouteille en plastique. Nous respirons à pleins poumons la poussière de la piste et des particules brunes tombent du toit.

A moray, je visite les terrasses concentriques, probablements utilisées par les incas comme "laboratoire expérimental" pour l'agriculture. Chaque étage à son propre micro climat. Je descends jusqu'au centre... et doit évidement remonter. La remontée , bien que beaucoup plus facile que le trek, n'est pas si simple. Les marches sont très hautes et parfois pas vraiment assez larges. A nouveau, du haut du site, je profite d'une vue dégagée sur les environs. 





J'avais prévu de faire à pied les 6km restant pour aller à Salineras et de redescendre ensuite sur Urubamba pour y prendre le bus. Au départ je pensais faire Chinchero le même jour mais vu l'heure à laquelle j'ai quitté Cuzco je pensais finalement faire une croix dessus. Cependant, à la sortie du site de Moray, je vois mes compagnons de taxi qui me proposent de les accompagner en taxi à Salineras et ensuite jusqu'à Maras. Je me dis pourquoi pas, comme ça j'aurai le temps de voir Chinchero. Je comprends que ça nous coûtera 10 soles pour le groupe et je suis un peu étonnée. Finalement il en coûtera 10 soles par personne.






A Salineras, le taxi nous attends normalement 20 minutes. Je descends donc sur le site, c'est impressionant tout ces bassins dans lequel l'eau s'évapore pour récupérer le sel. Je m'y ballade un peu et puis je remonte... et finalement on attendra 20 minutes une des passagères!
J'ai goûté (et acheté), là, des grains de mais grillés, qui se vendent un peu partout dans la rue et se mangent comme des chips. C'est agréable.



Nous prenons un collectivo de Maras à Chinchero. Les autres poursuivent jusqu'à Cuzco. Quand j'arrive à Chichero il doit être environ 13h30.






Je me balladerai à Chinchero pendant environ 3 heures, dont 2 dans les ruines. Il s'agit surtout de terrasses. Chinchero est un joli petit village, le paysage environnant est toujours très agréable à regarder. La petite place est mignone. Il faut juste "accepter", comme dans beaucoup d'endroits touristiques, d'être "harcelé" par les vendeurs des boutiques et par ceux installés dans les rues et sur les places. Un garçon, me suivra même pendant 10 minutes dans les rues pour essayer de me vendre des bonnets péruviens alors que je ne cesse de répéter que "non, je ne suis pas intéressée, j'en ai déjà un".









Je retourne ensuite sur la route principale pour attendre le bus pour Cuzco. Pour les bus locaux, il n'y a pas vraiment d'arrêts comme chez nous, soit on prend le bus au terminus, soit il faut lui faire signe quand il passe et pour descendre c'est le même principe, il faut demander. Il n 'y a pas d'horaire non plus. J'attends donc. Et comme souvent ici, je ne reste par longtemps à attendre seule en silence. J'entame la conversation avec une jeune fille de Chinchero, qui attend elle aussi le bus pour Cuzco.







Quand le bus arrive il n'y a plus de place assise. Au bout de quelques minutes le bus se vide un peu et on me fait signe d'aller vers le fond... j'obtempère. Je n'avais pas compris de suite, je pensais juste que c'était pour faire de la place à l'avant pour les prochaines personnes qui monteraient, mais en fait, un jeune du coin me cède sa place. Je remarquerai un peu plus tard qu'il n'y a plus que des hommes debout.

De retour à Cuzco je m'arrête dans un petit snack local pour manger un empenadas et un flan, je vais rarement dans les restaurant pour les touristes, j'y allais plus au début ou bien quand je suis avec quelqu'un d'autre. Au moins un de mes repas de la journée est pris dans un resto local, un étal dans la rue ou une boulangerie. 

Au soir je ne fais pas grand chose, je suis claquée, je ne dormirai pourtant encore qu'à 22h.

par Ange
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Samedi 12 juillet 2008
Après le trek je décide de me prendre une journée de repos et mise à jour du blog. Je n'ai pas vraiment envie de marcher, je suis crevée et les chaussures comme les sandales frottent du mes nombreuses piqures.

Je me lève donc vers 10h malgré de nombreux réveils dûs au bruit qui règne à l'auberge à partir de 6h (j'ai été dormir à 3h). La première chose à faire est de me rendre au magasin car je n'ai plus de shampoing. De retour du magasin je croise Henri qui est venu jusqu'à Cuzco faire quelques courses...  C'est fou ce qu'on croise et recroise les gens.




Je prends ensuite une douche tiédasse qui fait un bien fou, à nouveau ce plaisir de se sentir propre. Je mets les derniers vêtements propres qui me restent (un pantalon et une chemise achetés ici, tout ce que j'ai emmené avec est sale) et puis je me mets en quête d'un service de lessive.



Une fois les tâches "hygiène" accomplies, je vais manger un bout et puis je viens sur internet, j'y passerai l'après midi: téléphone à la famille, discussion sur msn avec les amis et écriture du récit des trois premiers jours du trek.



Il me reste ensuite 3h avant le rendez vous pris avec Anderson. Je me ballade à Cuzco pendant ce temps, je pensais visiter l'un ou l'autre monument ou musée mais c'est fermé. Je fais les boutiques et je m'achète le maillot de foot officiel du Pérou, c'est bien plus chèr que le faux mais la qualité devrait être bien meilleure aussi, ça servira pour mes entrainements. J'ai aussi repéré quelques trucs que j'achèterai peut être plus tard.



A 19h45 je retrouve Anderson sur la Plazza de armas. Nous allons manger et puis nous sortons. La soirée se passe très bien, nous rigolons beaucoup,  au point d'en avoir mal au ventre et aux zigomatics à plusieurs reprise. Je ne dormirai finalement qu'à passé 2h du matin.

J'ai passé une bonne journée  "tranquille" mais je ne pense que je dois revoir ma définition de repos!
par Ange
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